Origine et Histoire

Deux sites emblématiques

    • Le Cap d’Erquy

Depuis 1978, le Cap d’Erquy est un site naturel classé selon la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels. En 1980, le Conseil Général des Côtes d’Armor acquiert les 170 Ha de landes du Cap d’Erquy au titre de la politique des espaces naturels sensibles. Le but est de protéger les milieux naturels tout en permettant l’accès au public.

Grand plateau rocheux dont les falaises de grès rose dominent la mer à près de 60 m de haut, le cap d’Erquy présente une grande diversité de paysages. Sa pointe et le littoral de sa côte Est sont recouverts de landes (la Garenne) parsemées de tourbières et de pinèdes. Des vallons permettent de descendre à de nombreuses plages cernées de massifs dunaires. Le Cap offre également un patrimoine historique et géologique hors du commun ainsi qu’un large panorama sur la baie de St Brieuc, dont on peut apercevoir la côte par temps clair.

Le Cap d’Erquy possède une faune et une flore diversifiées. Sa faune est composée de nombreuses espèces protégées et en régression comme les oiseaux avec l’engoulevent d’Europe ou la fauvette Pitchou. Mais on y trouve aussi des tritons marbres, des lézards verts ou même l’Azuré des Mouillères. Le cap abrite 326 espèces végétales dont 55 d’intérêt patrimonial. Cette diversité contribue à la variation des couleurs de la lande en fonction des saisons.

    • Le Cap Fréhel

Site naturel classé en 1967 selon la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels, le Cap Fréhel est la propriété de la commune de Plévenon.

Son vaste plateau de grès culminant à 70 m de haut est couvert de 400 Ha de landes. Celles-ci constituent le plus vaste ensemble de landes littorales de toute la façade atlantique. Son panorama est impressionnant, il est en effet possible d’apercevoir, par temps clair, les îles anglo-normandes.

Le site est également réputé pour sa réserve ornithologique, ses falaises et ses îlots forment 6 km de côte qui abritent des colonies très importantes d’oiseaux marins nicheurs. En 2010, environ 270 couples de Guillemots de Troil ont été recensés, c’est à dire près de 80 % de l’effectif de cette espèce. Le Pingouin Torda appartient à la même famille mais il est beaucoup plus rare avec 5 couples au cap Fréhel en 2010, soit 12 % de l’effectif breton. Le Cap Fréhel abrite 14 des 21 espèces de chiroptères (chauve-souris) recensées en Bretagne dont 6 sont protégées au niveau européen. C’est le plus important site d’hibernation des Grands Rhinolophes des Côtes d’Armor.

De plus, le cap Fréhel a été une place forte pendant la Seconde Guerre Mondiale et il est parsemé de nombreux ouvrages comme les bunkers.

Des communes historiques et un territoire élargi

Avant de devenir un Syndicat Mixte en 1992, la structure était une association de type loi 1901. Créée en 1989, l’Association d’Animation des Caps a l’objectif de réunir les différents acteurs du territoire des caps pour mieux le mettre en valeur.

Suite à l’arrêté préfectoral du 26 juin 1992, l’Association des Caps devient un syndicat mixte, principalement pour faciliter la gestion administrative.

La structure réunissait le département des Côtes d’Armor et les communes d’Erquy et de Fréhel. À cette époque, Fréhel était composé des communes de Pléhérel et de Plévenon qui avaient fusionné en 1973. Cette collaboration s’est achevée en 2004. Plévenon est redevenue une commune à part entière et Pléhérel a gardé le nom de Fréhel.

En 1996, la commune de Plurien rejoint le Syndicat des Caps suivie en 2001 de la Communauté de Communes de la Côte de Penthièvre qui regroupe Erquy, Plurien, Pléneuf-Val-André, St Alban, Planguenoual et la Bouillie.

 

Retour haut de page