Le Cap Fréhel, en site Natura 2000 et au coeur du Grand Site de France constitue un site d’intérêt majeur pour la conservation de certaines espèces d’oiseaux marins. Ses falaises accueillent, chaque année, 8 espèces d’oiseaux marins fidèles à leurs sites de reproduction. Dès février et jusqu’à la mi-juillet, plusieurs milliers d’oiseaux y trouvent refuge et créent une attraction singulière à ne pas manquer.
Les falaises du Cap Fréhel sont des sites privilégiés pour étudier les espèces hauturières qui s’approchent des rivages pour réaliser leur reproduction.
Ainsi 85% de l’effectif nicheur national des Guillemots de troïl se trouve dans les falaises verticales, représentait entre 281 à 336 couples en 2015 et un effectif près de 1095 couples recensés en 2024, 1252 couples en 2025. Agglutinés sur des promontoires de quelques dizaines de centimètres, ils ne construisent pas de nid et pondent un œuf unique, en forme de poire qui l’empêche de rouler sur une pente. De la même famille (= les Alcidés), le Pingouin torda se distingue par sa silhouette plus trapue et son bec écrasé orné d’une ligne blanche, ils représentent tout de même la moitié de l’effectif national, avec seulement entre 28 à 31 couples recensés en 2015 et autour de 124 couples en 2024 et 137 an 2025..
Encore plus acrobate, la Mouette tridactyle, avec ses pattes noires caractéristiques, occupe les parties de falaises les plus verticales. En bonne progression depuis quelques années, la colonie du Cap Fréhel reste l’une des dernières de Bretagne. 291 couples sont recensés en moyenne en 2024 contre 160 en 2015. La production en jeune a été considérée comme bonne en 2025, 349 couples ont été comptés
Enfin, le Fulmar boréal, oiseau marin par excellence que l’on observe à terre uniquement au moment de la reproduction, colonise, de manière éparse (21 couples recensés), les corniches sur l’ensemble du Cap Fréhel. Il est réparti de manière éparse sur le Cap, de ce fait, il n’est pas très aisé de les comptabiliser… au moins 3 jeunes à l’envol ont été observés pour 21 couples observés. Cette production est considérée comme mauvaise.
En 2025, le Cormoran huppé a profité du meilleur succès reproducteur jamais enregistré depuis le début de la mise en place des suivis en 1995. Les 143 nids suivis ont permis d’établir un taux de d’échec de seulement 15% des nids (contre 45% en 2024) et une production moyenne de 2,02 jeunes à l’envol par couple.
Pour le Goéland argenté, les 97 nids de la petite Fauconnière sont suivis. Le nombre de couples cartographiés est en baisse par rapport à 2024 (-14 %), il avait déjà baissé de 6% entre 2024 et 2023. C’est la première année depuis 2005 qu’il y a moins de 100 couples sur cette zone. En 2025, la proportion de couples qui échouent dans leur reproduction se situe entre 41% et 43% (contre 32 % à 39 % en 2024). La majorité des couples qui réussissent leur reproduction élève 2 jeunes (55 %).
Enfin, 13 couples de Goélands marins (contre 17 en 2024), 4 couples de Goélands bruns (contre 6 en 2024) complètent le portrait de famille.
Reportage de Mathilde Quémener (Tébéo,).
Quelques photographies de Timothée D’Abbadie, en service civique, année 2024.







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